Les abeilles : des insectes palynivores

Vous vous posez la question de quoi se nourrissent les abeilles ? Urbapi vous explique le mode d’alimentation des abeilles, insectes palynivores.

Qu’est ce qu’un insecte palynivore ?

En zoologie, un palynivore, qui signifie «mangeur de pollen» est un herbivore qui se nourrit du pollen produit par des plantes à fleurs ou des gymnospermes. La plupart des vrais palynivores sont des insectes ou des acariens tels que les abeilles et quelques types de guêpes, car le pollen est souvent le seul aliment solide consommé à tous les stades de vie de ces insectes.

De quoi se nourrissent les abeilles ?

Les abeilles mellifères, en pollinisant les plantes, collectent le pollen et le nectar comme nourriture pour toute la colonie : c’est pourquoi on les appelle des palynivores. Le nectar stocké dans leur jabot est transmis d’une abeille ouvrière à une autre par trophallaxie (c’est-à-dire en passant de bouche à bouche). Pendant ce processus, la quantité en eau du nectar diminue. Le nectar, après avoir été mélangé avec la salive de nombreuses abeilles, se transforme en miel et est déposé dans une alvéole. Une fois séché (lorsque l’eau s’évapore), les abeilles referment l’alvéole avec de la cire et stockent le miel.

Le pollen mais pas que…

Bien que l’alimentation principale des abeilles mellifères soit composée de pollen, elles collectent également d’autres liquides et jus d’exsudats de plantes et de fruits. Elles peuvent également se nourrir de miellat (sève expulsée par les plantes et déposée sur les feuilles, les branches ou le tronc des arbres). Les abeilles collectent ces liquides et les stockent sous même forme que miel. Cependant, lorsqu’il n’y a pas de pollen, de nectar ou de miellat disponibles, les abeilles peuvent aussi collecter et stocker des spores végétaux comme elles le feraient pour le nectar ou le pollen.

Les reines, les mâles, les ouvrières et les larves ont besoin d’un complexe de vitamine B et de vitamine C pour une croissance et un développement appropriés. Les abeilles collectent également les protéines du pollen des plantes, qu’elles rapportent à leur nid. Les abeilles mâles obtiennent des protéines à partir des sécrétions de jeunes ouvrières combinées avec du miel ou du pollen. Les reines et les larves d’abeilles remplissent leurs besoins en protéines en partie à partir de la gelée royale sécrétée par ces mêmes jeunes ouvrières.

À mesure que les jeunes abeilles mellifères mûrissent, leur besoin de protéines diminue et elles dépendent des glucides et du sucre, ou des lipides, pour la majorité de leur alimentation. Le nectar récolté par les abeilles contient à la fois du sucre et des glucides, qui produit de l’énergie. Cette énergie est convertie en graisse corporelle et est stockée pour une utilisation future par temps froid.

Les abeilles permettent de maintenir la biodiversité sur la planète. Nous oeuvrons pour leur bien-être et leur préservation en installant des ruches peuplées d’abeilles sur les sites des entreprises. N’hésitez pas à nous contacter pour tout renseignement !

Accroître la biodiversité : Végétaliser les sites d’accueil pour les abeilles

L’environnement dans lequel évoluent les abeilles est primordial pour leur survie car elles se nourrissent principalement du nectar et du pollen présents dans les fleurs. Face à l’urbanisation des villes, comment mettre à disposition des abeilles des ressources naturelles afin de maintenir leur équilibre ?

Développer des espaces attractifs pour les abeilles et les insectes pollinisateurs

Le maintien et le renforcement de la diversité végétale (arbres, arbustes, plantes annuelles, etc.) sont  essentiels à la santé des abeilles et autres pollinisateurs. Aujourd’hui, nous notons une réduction des ressources disponibles due à l’uniformisation des paysages.

De ce fait, il faut protéger et développer des zones fleuries, avec des espèces attrayantes pour les abeilles. Par exemple elles peuvent êtres créées au niveau des zones agricoles (cultures, bandes herbeuses, jachères), des jardins privés/publics, des toitures végétalisées, le long des routes, des zones industrielles et commerciales pour améliorer les conditions de vie des abeilles.

D’autres actions peuvent être mise en place pour améliorer la biodiversité comme :

  • Installer des nichoirs et des gîtes pour favoriser la nidification de nombreuses espèces d’oiseaux,
  • Créer des marres dont le remplissage peut provenir des eaux pluviales ou être réalisées à l’aide d’une géomembrane imperméable
  • Installer un « hôtel » à insectes ou fabriquer des abris naturels adaptés aux insectes que l’on souhaite revoir s’installer: c’est une structure en bois sous forme de chalet qui permet aux insectes de s’abriter. Cette dernière agit sur la biodiversité et joue un rôle essentiel dans la pollinisation.

Listes des plantes attractives pour les abeilles

Les végétaux sont essentiels pour pérenniser la vie des abeilles, tout comme certaines plantes ont besoin d’insectes pollinisateurs pour se reproduire. Voici une liste non exhaustive de quelques végétaux mellifères à planter au bureau ou chez vous :

Arbres

  • Abricotier
  • Alisiers
  • Amandiers
  • Arbre de Judée
  • Aulne glutineux
  • Bouleau blanc
  • Catalpa

Arbustes

  • Abélia
  • Agrumes
  • Ajonc d’Europe
  • Thym
  • Lavande maritime
  • Lilas
  • Myrtilles
  • Kiwis

Bulbes

  • Ciboulette
  • Corydale à tubercule plein
  • Perce neige

Vous souhaitez installer une ruche et vous souhaitez les accueillir dans un espace stimulant la biodiversité et adapté à leurs besoins ? Faites appel à notre équipe pour réaliser le diagnostic nécessaire afin de valider l’accueil de ruches.

Biodiversité : 6 gestes pour améliorer la qualité de vie des abeilles et des insectes pollinisateurs

Les abeilles sont menacées par le syndrome d’effondrement. Ce phénomène encore difficile à cerner participe activement à leur disparition. C’est un désastre potentiel et imminent que chacun peut modestement repousser par de petits gestes. Découvrez quelques gestes simples pour aider les abeilles et augmenter la biodiversité !

Lutter contre le syndrome d’effondrement

Le syndrome d’effondrement ou encore « Colony Collapse Disorder (CCD) » est un phénomène de mortalité anormale et récurrente des colonies d’abeilles. En d’autres termes, c’est le fait que des abeilles domestiques, soudainement, à n’importe quelle période (sauf l’hiver où la ruche est presque dormante) n’entrent pas dans leur ruche. Il touche non seulement les abeilles et mais aussi la production apicole dans une grande partie du monde.

D’après les études menées par un groupe international et indépendant de 53 scientifiques, la forte mortalité des abeilles serait due à l’utilisation des pesticides tels que le néonicotinoïde qui serait en majeur partie responsable de l’intoxication des abeilles qui butinent les fleurs traitées, ou le varroa, un acarien spécifique aux abeilles. Mais le syndrome d’effondrement peut être expliqué par plusieurs autres facteurs : des virus comme celui de la bactérie noire, les OGM, les frelons asiatiques…

6 gestes pour améliorer la vie des abeilles

La première chose à faire est de vulgariser la menace qui pèse sur les abeilles. Parce que tout le monde n’est pas conscient du danger que l’agriculture moderne, dite conventionnelle, ou notre environnement représentent pour nos chères abeilles.

Consommez plus de miel !

Vous pouvez d’abord acheter du miel produit près de chez vous pour soutenir les apiculteurs de votre région. Et en passant, redécouvrez à quel point le miel est un aliment délicieux doté de formidables vertus tonifiantes, cicatrisantes et antiseptiques, pouvant souvent remplacer le sucre blanc qui a une faible valeur nutritive.

Ayez un jardin favorable aux insectes pollinisateurs

Si vous avez un jardin, un balcon ou quelques pots, plantez d’abord autour de vous ! Procurez-vous des graines bio de fleurs diverses appelées « mellifères » (dont le nectar permet de produire du miel), et saupoudrez-les dans votre jardin, votre terrasse ou vos balcons. Ne coupez pas votre pelouse trop court et laissez pousser les petites fleurs. De plus, vous pouvez laisser ensuite pousser une zone « sauvage » dans votre jardin que vous ne tondrez pas régulièrement ou pas du tout : cette zone deviendra vite une zone de biodiversité très appréciée des insectes et des abeilles.

Supprimez les pesticides de votre jardin

Les abeilles, comme tous les insectes et les fleurs sauvages ailleurs, souffrent beaucoup de la surutilisation des pesticides en particulier et des produits phytosanitaires de toutes sortes. Pour aider les abeilles, bannissez donc tous les pesticides et herbicides de votre jardin.

Accueillez des abeilles sauvages et insectes pollinisateurs

Vous pouvez héberger des abeilles sauvages chez vous en construisant un abri pour les loger, surtout pendant la période hivernale.

Parrainez une ruche

Le parrainage d’une ruche ou d’une fraction de ruche permet à chacun de participer à une démarche qui vise à multiplier les ruchers, et augmenter les chances de survie des abeilles. Ainsi votre nom sera inscrit sur la ruche. Vous recevrez des pots de miel correspondant à votre parrainage.

Lutter contre les frelons asiatiques

On estime qu’il faut 10 frelons asiatiques pour détruire une ruche entière. Un coup dur pour l’apiculture française, qui souffre déjà depuis plusieurs années d’une baisse importante du nombre d’abeilles présentes dans les ruches. Les frelons asiatiques construisent d’énormes nids sphériques qui sont faciles à identifier et doivent être détruits.

Augmenter la biodiversité doit être au cœur de nos préoccupations. Ces conseils vous ont été utiles et vous souhaitez partir à la découverte des abeilles et agir sur votre empreinte écologique? Visitez notre page dédiée ou contactez notre équipe pour plus d’informations.