La danse des abeilles, quelques explications…

Saviez-vous que tout comme nous, les abeilles ont leur propre moyen de communication ? En effet, elles se transmettent des messages via des danses, et il en existe plus de 1528 ! Elles utilisent ce langage pour communiquer différentes informations telles que la direction dans laquelle se trouve un butin, sa distance, afin de demander du renfort, et même parfois pour réveiller leurs sœurs les plus paresseuses !

Les danses d’orientation alimentaire

Elles servent à indiquer la direction et la distance à laquelle se trouve le nectar ainsi que son abondance.

En rond

Lorsqu’une abeille trouve un butin à moins de 25m de l’essaim, elle bouge circulairement en direction du pollen, puis fait demi-tour, et reprend le même mouvement en sens inverse.

Frétillantes (ou en 8)

Si la découverte est plus éloignée, l’abeille exécute une danse frétillante. Celle-ci est plus complexe car elle doit donner toutes les informations nécessaires afin que les autres puissent accéder au butin. Pour indiquer la direction, l’abeille suit un rayon en direction du nectar en s’orientant grâce au soleil. Leur précision est impressionnante car l’erreur ne dépasse pas 3°. La distance est évaluée en fonction de la durée de la vibration du corps de l’abeille. Enfin, plus le nectar trouvé est riche en sucre ou abondant, plus l’abeille va se répéter et effectuer des rotations rapides.

Le bal de l’essaim

Celui-ci est utilisé pour indiquer les sources d’eau, mais aussi pour décider des nouveaux emplacements de ruches. Grâce à lui, l’abeille transmet son avis sur l’installation du nouveau nid.

La stimulation des ouvrières

Les abeilles utilisent différents signaux tels que le signal de secouage, utilisé par les butineuses pour réveiller les abeilles assoupies ! Les mouvements de stimulation des ouvrières sont utilisés par les butineuses lorsqu’il n’y a pas assez d’ouvrières pour décharger rapidement le nectar qu’elles ramènent.

Les caractéristiques des abeilles témoignent de leur remarquable adaptation à leur environnement et à leur place dans la biodiversité. Comme tous les insectes, elles ont un corps divisé en trois sections : la tête, le thorax et l’abdomen. Elles sont recouvertes d’un exosquelette protecteur. En allant plus loin dans leurs spécificités, tout ce qui les rend exceptionnelles apparaît avec clarté.

La tête

C’est leur centre sensoriel. On y trouve deux gros yeux munis de plus de 4000 facettes, ainsi que trois petits, les ocelles, qui permettent de détecter l’intensité lumineuse. Ceci leur confère un champ de vision de 360°. Viennent s’ajouter deux antennes, qui remplissent de multiples rôles : toucher, odorat, goût, détection des vibrations, communication. Enfin, la trompe leur permet d’aspirer le nectar et le miellat, tandis que les mandibules, véritables outils multifonctions, servent à couper, transporter, ou encore travailler la cire.

Le thorax

C’est la partie centrale, elle sert à se mouvoir. Trois paires de pattes y sont attachées. Les pattes antérieures sont utilisées pour la toilette, notamment des précieuses antennes, grâce à un crochet. Quant aux pattes postérieures, elles sont pourvues d’outils spécifiques pour récolter et transporter le pollen, les corbeilles. Chez les ouvrières, le thorax est de plus abondamment couvert de poils, afin de leur permettre de s’enduire du précieux nectar. Enfin, deux paires d’ailes propulsent ces petits insectes à une vitesse de croisière de 20 à 30 km/h.

L’abdomen

Il est constitué de sept segments, chacun comportant deux plaques, ventrales et dorsales, reliées entre elles par une membrane chitineuse souple. C’est là que sont contenus les organes vitaux comme le système digestif, une grande partie du système respiratoire, ou encore le jabot, véritable réservoir à nectar utilisé par les ouvrières lorsqu’elles butinent. C’est aussi là que se trouvent les glandes cirières, qui permettent aux abeilles de sécréter la fameuse cire. Chez les femelles s’ajoutent l’appareil reproducteur ainsi que le dard. Ce dernier ne leur autorise qu’une seule piqûre, et n’est utilisé que pour défendre la colonie.

Qui sont-elles ?

Les Mélipones appartiennent à la famille des Apidés, comme nos avettes domestiques d’Europe, Apis mellifera. Ces abeilles sylvestres se rencontrent en Amérique latine et dans les régions tropicales et subtropicales d’Afrique. Elles pollinisent les plantes sauvages des forêts du Congo et du Cameroun comme celles de la forêt amazonienne.

Les abeilles mélipones se caractérisent par leur absence de dard et leurs yeux bleus. Elles se distinguent également de leurs cousines européennes par leur miel de 27 % à 34 % plus riche en eau.

Les entomologistes recensent aujourd’hui plus de 500 espèces mélipones.

L’abeille des Mayas

Les Mayas vouaient un culte à l’insecte mellifique. Représentée à son image, la divinité des pollinisateurs et du miel, Ah-Muzen-Cab, recevait les prières des nombreux apiculteurs.

Après plus de 2000 ans de domestication, les Mélipones ont hérité du surnom d’abeilles des Mayas. Cependant, 80 % de leurs colonies ayant disparu, le savoir-faire plurimillénaire s’est définitivement perdu.

Des amies qui ne nous veulent que du bien

Ces dernières années, au Mexique, une initiative a vu le jour pour raviver l’apiculture traditionnelle. À Tulum, à l’est du pays, la redécouverte de la Melipona beecheii représente une véritable aubaine économique. Cette espèce s’avère en effet prodigieusement industrieuse. 3.000 individus seulement peuvent produire plus de 3 kilos de miel par an. Par ailleurs, ne possédant pas de dard, elle ne nécessite aucun enfumage. Deux interventions d’une dizaine de minutes chacune, deux fois par an, suffisent à l’exploitation des ruches.

Les producteurs agricoles apprécient quant à eux le précieux service qu’elle leur rend en pollinisant le caféier ou la vanille.

De plus, leur miel est réputé de longue date pour ses vertus médicinales. Il était employé pour soigner les blessures cutanées ou rétiniennes, ou encore lors d’accouchements.

Soyez garants de la biodiversité

Comme nous, les pollinisateurs vous passionnent ? Vous vous intéressez à leur sauvegarde comme vous vous souciez de la protection de l’environnement ?

Contactez-nous pour prendre part à la protection des abeilles avec Urbapi.

Activités humaines, réchauffement climatique, pollution, destruction des forêts, prolifération d’espèces nuisibles, les dangers se multiplient actuellement pour les abeilles. Face à ces bouleversements, l’apiculteur doit s’adapter en permanence.

Les dangers nouveaux auxquels fait face l’apiculture

Souvent les causes premières se combinent pour donner naissance à un nouveau danger.

Les parasites

Ainsi, la prolifération des parasites tient à la fois de la mondialisation et du réchauffement climatique. Le frelon asiatique serait arrivé dans les cales d’un bateau transportant de simples poteries. Depuis, la modification du climat européen favorise son développement.

Les parasites varroas ont une origine similaire et sont tout aussi dangereux. Si les habitantes de la ruche ne réagissent pas contre ces petits acariens, la colonie peut être détruite en quelques mois.

Les pesticides

Actuellement, les pesticides les plus utilisés sont les néonicotinoïdes, qui imprègnent les plantes en profondeur, se répandent dans le sol et contaminent fleurs et arbres. Un insecte butinant une plante traitée en consomme ce qui provoque des problèmes notamment au niveau de son système nerveux.
Aussi, les pesticides sont l’une des causes principales de la contamination des eaux. En effet, répandus sur les sols, ces derniers vont venir ensuite s’infiltrer et venir contaminer les eaux souterraines.

Le réchauffement climatique

Les abeilles réagissent mal à la brusque montée des températures et se trouvent en danger lors des intempéries. La hausse des températures fait chaque année de nouvelles victimes dans les ruches.

La disparition de nombreux pollinisateurs implique aussi une diminution du nombre de fleurs et donc une réduction des possibilités d’alimentation. La modification des périodes de floraison implique le danger de voir le nectar disparaître avant le butinage.

L’apiculteur face à ces dangers

L’apiculteur doit se tenir en permanence au courant des nouveaux dangers pouvant survenir et des solutions d’adaptation mises au point.

Ces solutions peuvent être factuelles. Il s’agit alors par exemple de poser des pièges à frelons asiatiques ou d’appliquer un traitement contre le varroa. Ou d’installer les ruches aussi loin que possible des champs recevant des pesticides et d’entretenir de bons rapports avec les agriculteurs locaux dans un objectif d’entraide.

Mais l’apiculteur doit aussi parfois se lancer dans une adaptation plus profonde en procédant à une sélection des espèces. On sait par exemple que des abeilles hygiéniques résistent plus efficacement contre le varroa. D’autres sont mieux adaptées à la hausse des températures ou à une attaque de frelons asiatiques.

Le métier des apiculteurs est donc devenu une adaptation permanente. Il faut connaître en profondeur ces nouveaux dangers pour trouver des solutions de plus ou moins long terme. L’adaptation de l’espèce est la clef de la survie de l’espèce.

Pour finir, il convient de dire que les activités humaines ont également un impact sur la santé humaine, notamment les activités industrielles et urbaines et les autres dangers, listés précédemment, auxquels fait face l’apiculture. Il est démontré que certaines pathologies peuvent être déterminées, ou aggravées, par ces facteurs, et donc par l’environnement dans lequel l’homme évolue.

Qu’est-ce que c’est ?

Le faux bourdon est le mâle de l’abeille, il est parfois considéré comme un parasite, en raison du fait qu’il se nourrisse du miel produit par les autres abeilles, sans participer à la récolte. Il est le fruit d’un ovule non fécondé, un phénomène que l’on appelle parthénogenèse gamophasique.

Les caractéristiques physiques

Il est appelé ainsi en raison de son apparence, plus gros et plus rond qu’une butineuse. Il fait environ deux fois son poids, soit 220 mg. Il est facile de le confondre avec le bourdon, qui est pourtant une tout autre espèce. Son appareil reproducteur est également plus imposant et son vol plus bruyant que celui des autres abeilles.

Son rôle

Son rôle n’est pas de butiner, ni de défendre, mais uniquement de se reproduire. Sa fonction principale étant de féconder une reine. Ainsi, il se déplace d’une ruche à l’autre et permet un certain brassage génétique, nécessaire à la perpétuation de l’espèce. S’il s’accouple avec sa « sœur » la portée ne sera pas viable, c’est pourquoi il doit aller chercher des reines dans d’autres colonies. Il ne possède pas de dard, ce qui fait qu’il est parfaitement inoffensif pour l’Homme.

Les mâles commencent à apparaître au début du printemps et la colonie arrête d’en produire en début d’été. Ils ont une espérance de vie relativement courte de 90 jours pour trouver une reine réceptive et s’accoupler avec. Nombreux d’entre eux décèdent avant d’y parvenir. Pour ceux qui y arrivent, ils meurent dans les minutes qui suivent l’accouplement. Ils ont pour habitude de s’aventurer en dehors de la ruche en essaim d’une centaine d’individus à la recherche de reine.

Une menace d’extinction pesante

Ce 20 mai 2022, nous célébrons la Journée mondiale des abeilles comme tous les ans. Cette date a été choisie en hommage à Anton Janša, pionnier des techniques apicoles modernes en Slovénie, au 18e siècle. S’il reconnaissait le dur travail de ces pollinisateurs, la réalité est aujourd’hui moins rose. En effet, avec la multiplication des monocultures, des pesticides et du réchauffement climatique, les petites ouvrières sont menacées d’extinction. Or, ce sont elles qui garantissent notre survie en conservant la diversité biologique, permettent la reproduction des espèces végétales et maintiennent le climat. 

C’est pourquoi l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a mis en place cette année une journée de sensibilisation pour célébrer la diversité des abeilles et des systèmes apicoles. L’organisation nous incite ainsi à réduire notre impact négatif en bannissant les produits nocifs tels que les herbicides et en privilégiant les produits bios et naturels. Le fait d’acheter son miel directement chez les apiculteurs permettrait aussi de préserver nos petits apidés.

Le déclin des écosystèmes

Selon l’Office français de la biodiversité, cette dernière est l’ensemble des êtres vivants ainsi que des écosystèmes dans lesquels ils vivent. C’est donc grâce à elle que nous pouvons vivre et subvenir à nos besoins. 

En effet, 80% de notre alimentation est essentiellement constituée de plantes. Celles-ci nous permettent également de fabriquer des médicaments et de lutter contre les problèmes de santé. 

Mais aujourd’hui, on estime que l’activité humaine a modifié significativement plus de la moitié des écosystèmes. Pour cause : l’élevage intensif, la déforestation, la pollution, etc. Le 22 mai 2022, la FAO s’appuie donc sur la Convention sur la diversité biologique pour célébrer la journée mondiale de la biodiversité sur le thème « Bâtir un avenir commun à toutes les formes de vie ».

Un essentiel au bon équilibre naturel

La pollinisation est l’élément indispensable à la reproduction sexuée des plantes à fleurs et à graines puisqu’elle permet leur reproduction. Il s’agit du transport des grains de pollen produits par les organes mâles de la plante (l’étamine) vers les organes femelles (le pistil).

Le vent, l’eau, certains petits animaux et oiseaux, mais principalement les insectes, assurent cette tâche. De cette manière, la biodiversité est préservée et l’équilibre des écosystèmes, tout comme la survie des plantes, sont maintenus.

Le rôle clé des abeilles

La pollinisation est une interaction entre la plante et la butineuse qui va récolter les ressources alimentaires de celle-ci. L’insecte prélève à cette occasion le nectar, délice sucré, et/ou le pollen. Ainsi, en se nourrissant de cette plante, le pollinisateur, de façon non intentionnelle, va se couvrir des grains de pollen qui seront ensuite transportés de fleur en fleur et permettre leur fécondation. Par la même occasion, notre agent matrimonial se nourrit en apport protéique prélevé dans le pollen, le bénéfice est par conséquent réciproque.

La famille des apidés compte parmi les pollinisateurs les plus efficaces, pouvant butiner jusqu’à 250 fleurs en 60 minutes. Sensibles au parfum dégagé par la fleur et aux couleurs vives, les apis sauront se servir de leurs sens afin de percevoir le meilleur moyen d’atteindre le cœur de la plante. Par ailleurs, elles sont capables de récupérer sur une seule patte jusqu’à 500 000 grains de pollen.

Les abeilles au service de l’écologie

Les pollinisateurs jouent un rôle essentiel dans la diversité des denrées alimentaires de notre planète en favorisant le développement de la nature et en évitant la dégénérescence des plantes. Celles-ci donneront par la suite des fruits en plus grande quantité et de meilleure qualité, tant par leur forme que par leur saveur, grâce à leur résistance renforcée. Par ailleurs, les abeilles pollinisent à elles seules 71 sur les 100 espèces de plantes faisant partie de nos ressources alimentaires, aussi bien les légumes que les fruits. Si elles venaient à disparaître, notre alimentation se verrait considérablement appauvrie.

Dans les pays industrialisés particulièrement, la pollinisation diminue, menacée par l’utilisation des pesticides, l’altération des lieux d’habitat et de nidification et la disparition des plantes sauvages riches en nectar. Pour lutter contre ces effets néfastes, l’Homme doit modifier son comportement et prendre soin de l’environnement de ces insectes afin de les préserver. Il ne s’agit pas de prendre le contrôle sur la nature, mais d’éviter au contraire le chamboulement de son écosystème.

Suivant les ressources disponibles, les abeilles utilisent le nectar des fleurs ou le miellat, production d’insectes déposée sur les arbres. Chaque type de miel a ses propriétés et ses caractéristiques, que nous détaillons ici.

Le miel de fleurs

L’abeille butineuse recueille le nectar des fleurs puis l’amène à la ruche. Elle le transfère aux receveuses qui mélangent le nectar à leurs sécrétions puis le placent dans des alvéoles près desquelles les ouvrières créent une ventilation permanente qui évapore l’eau contenue dans le liquide. Elles referment l’alvéole par de la cire, l’operculation. Le travail de fermentation commence alors. Toutes ces étapes créent un produit aux vertus antiseptiques et anti-inflammatoires reconnues depuis l’Antiquité.

Un concentré de bien-être

Certains insectes comme les pucerons se nourrissent de sève d’arbre et rejettent ce qui ne leur sert pas. C’est le miellat, dépôt dont les fourmis sont friandes. Il arrive que les abeilles en complément des fleurs mellifères, les seules à produire le nectar qui les intéresse, récupèrent le miellat sur les branches et feuilles de chênes, sapins ou eucalyptus entre autres. Elles le transforment dans la ruche comme le nectar. La composition du produit fini diffère du classique : de coloris sombre, il ne cristallise quasiment pas. Il contient moins de sucre, un atout pour éviter les pics de glycémie. Il possède aussi plus de minéraux, acides aminés et oligosaccharides, éléments favorisant une flore intestinale saine. Enfin, sa teneur en oxydase de glucose a un effet antibiotique.

Tous les produits de la ruche ont leurs spécificités, leur point commun étant leurs bienfaits sur la santé. Spécialiste de la location de ruches, Urbapi étudie votre environnement pour que les abeilles y trouvent de quoi vivre. Issue de fleurs ou d’insectes nourris à la sève d’arbres, leur production variera suivant leur implantation et donnera toujours des produits de qualité.

Un maillon essentiel à la vie sur Terre

Présente depuis 100 millions d’années, l’abeille s’est adaptée aux évolutions de la planète. Changements climatiques, bétonisation, réduction drastique de la biodiversité causée en partie par les monocultures, elle a résisté à tout pour accomplir son rôle pollinisateur avec vaillance. Elle dépose le pollen sur le pistil de plus de 80 % des plantes et contribue à la sauvegarde d’espèces qui se raréfient.

Utilisé depuis l’Antiquité, son miel possède de multiples vertus : antioxydantes, antiseptiques et anti-inflammatoires. Il fournit des prébiotiques qui nourrissent les bactéries intestinales favorisant l’immunité. Appliqué sur la peau, il aide à la cicatrisation de l’eczéma et des inflammations cutanées.

Les menaces

L’emploi massif de pesticides depuis les années 1950 a fragilisé les abeilles. Les premiers produits chimiques tuaient tous les insectes sans distinction. Les usines ont ensuite créé des pesticides censés cibler les nuisibles mais ils ont toujours des effets sur l’abeille : par exemple, les néonicotinoïdes provoquent des baisses d’immunité souvent mortelles.

Nouveau danger apparu en 2004 en France, le frelon asiatique décime des essaims entiers. Il attend devant les ruches ou entre parfois directement pour dévorer les butineuses. Les survivantes n’osent plus sortir, ce qui condamne la colonie à court terme.

Comment protéger les abeilles ?

Pour qu’elles survivent, des solutions existent. Les communes Zéro phyto se multiplient, l’association Agir pour l’environnement vante les mérites des zones de bzzz, lieux où les fleurs sauvages poussent librement. La destruction de nids de frelons asiatiques par la chaleur est expérimentée.

L’installation de ruches constitue aussi une piste intéressante. En ville, la situation est plus favorable car les produits phytosanitaires sont moins utilisés qu’à la campagne. 

Urbapi propose aux entreprises et collectivités la location de ruches avec un accompagnement professionnel complet. Après étude des conditions d’implantation, celles-ci sont placées et contrôlées régulièrement dans un espace végétalisé. Une animation permet de sensibiliser le public au monde des abeilles et chaque année a lieu la récolte du miel étiqueté aux couleurs de l’établissement.

Aider l’abeille à se multiplier permet de joindre l’utile à l’agréable : préserver la biodiversité tout en bénéficiant des bienfaits du miel. Urbapi se tient à votre disposition si ce projet vous intéresse.

La traversée de l’hiver est une période à ne pas prendre à la légère. Le froid a en effet des effets notables, tant sur les colonies d’abeilles que sur le miel en lui-même.

Stocker le miel en hiver

Le produit se conserve indéfiniment s’il est maintenu dans des conditions tempérées au sens large, soit entre 6° et 20°C, idéalement autour de 14°C pour qu’il conserve sa texture, ses qualités gustatives et ses nutriments. Si à cela s’ajoutent une certaine sécheresse ambiante et une conservation sans lumière, rien ne semble pouvoir l’altérer. 

Par exemple, on a retrouvé en Égypte des miels mis en conservation dans des conditions exceptionnellement stables, il y a près de trois millénaires !

L’hivernage de la ruche

Pour l’apiculteur professionnel comme pour l’amateur, l’hiver n’est pas une saison inactive, loin de là. Au-delà des multiples travaux à accomplir dans l’environnement des ruches tout au long de la saison froide, une certaine préparation doit se faire durant l’automne afin que la colonie passe l’hiver sans subir de pertes. Cette préparation comporte quelques étapes :

  • La réduction des entrées de la ruche, afin de limiter son refroidissement, mais aussi d’interdire l’accès aux rongeurs qui viendraient y chercher chaleur et nourriture.
  • Adapter le plancher, afin qu’il soit suffisamment aéré sans laisser trop entrer le froid.
  • Limiter le nombre de cadres, afin de resserrer le volume de la colonie. Elle se maintiendra ainsi plus au chaud.
  • Conserver les cadres et hausses dans un espace abrité et ventilé. Cela permet de lutter contre les parasites.
  • Si nécessaire, nourrir la ruche au sirop une dernière fois après pesage. Celle-ci ne devra plus être ouverte par la suite.

Les abeilles s’agglutinent, formant une grappe pour maintenir la température autour du couvain et de la reine. Cette grappe tend à se déplacer progressivement dans la ruche, afin de se maintenir près des réserves de nourriture.