Vous êtes amateur de miel et en consommez régulièrement ? Vous avez sûrement remarqué qu’il “cristallise” avec le temps. Quel est ce fonctionnement ? Pourquoi et comment opère-t-il ?

Le fonctionnement de la cristallisation du miel

Le miel est un aliment qui contient de l’eau et des sucres : du glucose et du fructose. Avec le temps, la quantité d’eau diminue et les molécules de sucres se resserrent et se concentrent. C’est cela qui fait durcir le miel : on appelle cela la cristallisation. Ce phénomène de cristallisation est tout à fait normal et ne signifie en aucun cas que le miel périme. En effet, le miel ne périme jamais.

Plusieurs facteurs vont jouer sur la cristallisation. La quantité d’éléments supplémentaires (pollen, cire…) contenue dans le miel peut favoriser celle-ci. Une technique consiste donc à laisser décanter le miel pendant plusieurs jours pour séparer ces impuretés du miel.

La quantité de fructose, et donc l’origine florale, aura également un lien avec la cristallisation. Ainsi, des miels d’acacia, de pommier, de châtaignier, de sapin, d’eucalyptus, etc, qui contiennent plus de fructose, resteront liquides plus longtemps. À l’inverse, plus il contient du glucose, plus vite le miel cristallisera : c’est le cas des miels de colza, de tournesol, de pissenlit, de tilleul…

Enfin, la cristallisation du miel peut être liée à la température de stockage : entre 10° et 18°, la cristallisation est optimale. En cas de température plus basse ou plus haute, la cristallisation est plus grossière.

Je préfère mon miel liquide, que puis-je faire ?

S’il est tout à fait naturel pour le miel de cristalliser, il est possible de “ramollir” celui-ci sans dégrader sa qualité. En le faisant chauffer par exemple, il retrouve vite une forme liquide. Nous vous conseillons d’utiliser pour cela le bain-marie. Attention à ne pas dépasser les 40° dans ce cas. On peut aussi simplement conserver son miel dans une pièce plus chaude (à plus de 20°).

La consommation de miel en France a beaucoup augmenté ces dernières années. En effet, la demande est en forte croissance depuis la vulgarisation des produits “bio”. Cependant, les consommateurs n’achètent pas davantage de miel français, celui-ci est importé depuis d’autres pays, où l’on pratique l’ajout de sucre et où il est impossible de tracer la provenance du miel.

Le marché du miel en France

En moyenne, la France consomme environ 40 000 tonnes de miel par an soit 600 grammes par habitant. C’est un pays très friand de miel et des produits de la ruche. Malheureusement, la production nationale ne permet pas de répondre à la demande de miel en France. Par conséquent, la France est contrainte d’importer du miel, venant du monde entier.

Ces importateurs pratiquent souvent l’adultération qui est une pratique frauduleuse qui consiste à ajouter un produit de moindre valeur à un autre produit, qui est alors vendu pour ce qu’il n’est pas. Dans le cas du miel, ils donnent du sucre aux abeilles pendant la miellée ou coupent le miel au sirop industriel. Il est alors important de sensibiliser les consommateurs français sur la traçabilité du miel.

Pourquoi privilégier le miel français ?

Pour sa grande variété

La France est un pays au terroir riche. En effet, de nombreuses espèces de plantes, d’arbres et de fleurs sont présentes dans notre pays, ce qui permet d’obtenir diverses saveurs de miel. Par exemple, vous trouverez du miel blond sucré comme l’acacia ou le miel blond de printemps, qui attirera le plus de monde. Il y a également du miel aux saveurs plus prononcées, comme celui dît “de sapin” ou de châtaignes. Mais aussi des miels rares comme le miel d’argousier ou le miel de bruyère qui s’allie parfaitement en cuisine.

Pour rencontrer les apiculteurs

Consommer du miel en France, en particulier directement sur les lieux de production, vous permet d’aller à la rencontre des acteurs du métiers sur le territoire: les apiculteurs. Ce sont des personnes passionnées par leur métier et sont toujours disposées à vous parler de leur savoir faire et de leurs méthodes.

Pour sauvegarder les abeilles et privilégier l’apiculture française

En tant que consommateur de miel, vous pouvez contribuer à la sauvegarde des abeilles, en choisissant d’acheter du miel français. C’est un geste citoyen qui permet de soutenir la filière apicole qui se bat au quotidien pour maintenir l’activité et surtout préserver les abeilles. En effet, les abeilles sont des insectes pollinisateurs qui jouent un rôle essentiel dans le maintien de la biodiversité. Sans elles, nous perdrions la quasi-totalité des fleurs et des fruits.

Chez Urbapi, notre objectif est de préserver cette biodiversité. Nous vous proposons l’installation de ruches peuplées d’abeilles au sein de votre entreprise pour vous donner la possibilité à tout un chacun de participer à la survie des abeilles. Contactez-nous !

Nous pouvons estimer la spécificité d’un miel à partir de son goût, de sa provenance, de ses labels… mais il existe des critères qualitatifs, pour évaluer si le miel est de bonne qualité.

L’un de ces critères est le taux de HMF.

La molécule de HMF (Hydroxy-Méthyl-Furfural) est une molécule chimique qui est le résultat de la déshydratation du fructose. Cette transformation du fructose en HMF est favorisée par la teneur en eau ou l’acidité du miel. Mais les principaux facteurs déclencheurs sont un excès de chaleur, ou une durée d’entreposage trop élevée.

Vous l’aurez compris, le taux de HMF permet donc de déterminer l’âge d’un miel, mais aussi de savoir si celui-ci à été chauffé, dans le but de changer la phase (liquide, cristallisé).

Quelles sont les phases du miel ?

Nous avons tous l’habitude de voir un miel liquide, pouvant pour certaines personnes, faire gage de qualité. Mais le processus de cristallisation est tout à fait naturel : le sucre contenu dans le miel se solidifie avec le temps.

Chauffer un miel cristallisé lui rendra une phase plus liquide. Cependant, ce chauffage fait aussi augmenter le taux de HMF. 

En quoi l’âge du miel impacte le taux d’HMF ?

Un miel jeune et frais possède généralement une très faible quantité de HMF. Par la suite, le vieillissement va dépendre du taux d’acidité. Un miel de fleurs, dont le pH est plus faible qu’un miel de sapin par exemple, va vieillir plus vite. Son taux d’HMF va augmenter plus rapidement au fil du temps. Et plus le miel vieilli, plus la teneur va augmenter.

Néanmoins, dans de bonnes conditions de conservation, la modification de cette concentration va être très faible.

Quelles sont les normes en France ?

La concentration en HMF est un gage de qualité du miel. Si le taux est trop élevé, cela ne représente pas un danger réel pour la santé des consommateurs, mais ses qualités sont altérés.

En France, la teneur limite pour un miel de qualité est de 40 mg de HMF/kg. A cette teneur, le goût commence déjà à être altéré avec une légère saveur de caramel.

Cependant, un miel artisanal vendu par un apiculteur dépasse rarement les 10 mg de HMF/kg.

Si vous souhaitez contribuer à la fabrication du miel en installant une ruche chez vous, ou en parrainant une ruche, n’hésitez pas à faire appel à notre équipe qui sera là pour vous renseigner.

Pour s’occuper correctement de ses abeilles, l’apiculteur doit être à l’écoute de la nature, observer les floraisons ou l’évolution de ses colonies. En novembre, le froid s’installe, les abeilles se font de plus en plus rares en dehors de la ruche. La colonie d’abeilles forme généralement une boule (grappe) pour se maintenir au chaud. De ce fait, Il faut savoir prendre les bonnes décisions, les laisser vivre mais intervenir quand il le faut.

Les bons gestes d’un apiculteur en hiver

L’apiculteur ne doit pas déranger les abeilles en hiver. La reine, pendant cette période diminue considérablement sa ponte. La colonie vie ainsi  au ralenti, sa seule préoccupation étant de se nourrir afin d’avoir l’énergie nécessaire pour maintenir la température de la grappe. Le risque en les dérangeant est de casser la cohésion de celle-ci. Elles ont besoin de calme et de tranquillité dans leur environnement. En revanche, il peut leur rendre visite mais de manière très rapide pour veiller au bon état de la ruche (branches tombées, toit renversé…) en limitant au maximum les perturbations.

  • L’apiculteur peut nourrir les abeilles avec du pain de sucre (candi) car le froid peut mettre en péril la vie des abeilles par le manque de nourriture. En effet, plus l’hiver est rude, plus la grappe formée par les abeilles se contracte, leur laissant un accès réduit au stock de provisions. Donc il doit avant tout veiller à ce que les abeilles aient assez de nourriture proche du couvain.
  • De plus, il doit protéger la colonie des intempéries et des prédateurs comme les rongeurs en installant une porte à l’entrée de la ruche qui les empêche de pénétrer dans la ruche.
  • En outre, bien fixer le toit de la ruche avec une grosse pierre, une sangle permet d’éviter qu’il ne s’envole sous l’effet du vent.
  • Il doit également veiller à installer des fonds de ruche aérés pour éviter une humidité excessive (formation de moisissure) et la présence de courants d’air.
  • En dehors du rucher : il est nécessaire d’entretenir les cadres de la ruche en les nettoyant. La période hivernale étant creuse, et propice à la préparation de nouveaux cadres et du matériel pour la saison apicole suivante.
  • Enfin, penser à déclarer sa ruche entre le 1 er septembre et le 31 décembre.

Ces conseils vous ont été utiles pour comprendre l’organisation de vos ruches et vous souhaitez en savoir plus ? Vous êtes intéressé par la location de ruche ? Notre équipe est à votre disposition pour toutes informations.

Particulier, vous avez décidé de parrainer une ruche ? Professionnel, vous souhaitez installer une ruche dans votre entreprise ? Cette opération doit respecter un processus bien défini. Voici dans cet article toutes les informations nécessaires à la location de ruche.

Les ruches s’installent dans des environnements bien précis

L’environnement dans lequel les abeilles vont vivre est à choisir soigneusement. C’est celui-ci qui déterminera la qualité de vie des abeilles et la qualité de leur production. Les ruches naturelles sont généralement installées à plus de 2,5m du sol, orientées pour éviter les vents dominants.

L’abeille a besoin de tranquillité : la ruche doit donc être installée dans des endroits peu fréquentés. Elle doit être abritée des vents violents qui pourraient amener de la pluie. La présence du soleil dès le matin est importante l’hiver pour dégeler l’herbe autour de la ruche. Il est donc préférable de choisir des milieux secs, lumineux et calmes.  L’eau est indispensable aux abeilles : un point d’eau doit être accessible non loin du lieu d’installation.  Une ruche consomme généralement 50l d’eau par saison. Bien entendu, la ruche doit être disposée à proximité de fleurs et arbres mellifères.

Certains endroits sont néfastes pour l’implantation de ruche : les endroits humides, sombres, à proximité de cultures traitées avec des produits phytosanitaires.

Location de ruche : comment doit-elle être aménagée ?

Tout d’abord, la ruche doit être idéalement orientée de sorte à recevoir les rayons du soleil tôt le matin. Sa planche d’envol doit être tournée vers le Sud / Sud Est. Afin de permettre une bonne évacuation des déchets, la ruche doit être légèrement inclinée vers l’avant, mais rester disposée à l’horizontal pour une bonne stabilité.

Idéalement, on prévoit des supports à environ 30cm de hauteur afin d’éviter les problèmes d’humidité. Dans le cas où plusieurs ruches sont les unes à côté des autres, il vaut mieux les espacer un peu pour limiter la dérive des abeilles d’une ruche à l’autre.

Si vous souhaitez installer une ruche dans votre entreprise ou si vous êtes intéressé par la location de ruche, n’hésitez pas à prendre contact avec nous. Nous intervenons au cœur de la région Rhône-Alpes.