Qu’est-ce que le taux de HMF ?

Nous pouvons estimer la spécificité d’un miel à partir de son goût, de sa provenance, de ses labels… mais il existe des critères qualitatifs, pour évaluer si le miel est de bonne qualité.

L’un de ces critères est le taux de HMF.

La molécule de HMF (Hydroxy-Méthyl-Furfural) est une molécule chimique qui est le résultat de la déshydratation du fructose. Cette transformation du fructose en HMF est favorisée par la teneur en eau ou l’acidité du miel. Mais les principaux facteurs déclencheurs sont un excès de chaleur, ou une durée d’entreposage trop élevée.

Vous l’aurez compris, le taux de HMF permet donc de déterminer l’âge d’un miel, mais aussi de savoir si celui-ci à été chauffé, dans le but de changer la phase (liquide, cristallisé).

Quelles sont les phases du miel ?

Nous avons tous l’habitude de voir un miel liquide, pouvant pour certaines personnes, faire gage de qualité. Mais le processus de cristallisation est tout à fait naturel : le sucre contenu dans le miel se solidifie avec le temps.

Chauffer un miel cristallisé lui rendra une phase plus liquide. Cependant, ce chauffage fait aussi augmenter le taux de HMF. 

En quoi l’âge du miel impacte le taux d’HMF ?

Un miel jeune et frais possède généralement une très faible quantité de HMF. Par la suite, le vieillissement va dépendre du taux d’acidité. Un miel de fleurs, dont le pH est plus faible qu’un miel de sapin par exemple, va vieillir plus vite. Son taux d’HMF va augmenter plus rapidement au fil du temps. Et plus le miel vieilli, plus la teneur va augmenter.

Néanmoins, dans de bonnes conditions de conservation, la modification de cette concentration va être très faible.

Quelles sont les normes en France ?

La concentration en HMF est un gage de qualité du miel. Si le taux est trop élevé, cela ne représente pas un danger réel pour la santé des consommateurs, mais ses qualités sont altérés.

En France, la teneur limite pour un miel de qualité est de 40 mg de HMF/kg. A cette teneur, le goût commence déjà à être altéré avec une légère saveur de caramel.

Cependant, un miel artisanal vendu par un apiculteur dépasse rarement les 10 mg de HMF/kg.

Si vous souhaitez contribuer à la fabrication du miel en installant une ruche chez vous, ou en parrainant une ruche, n’hésitez pas à faire appel à notre équipe qui sera là pour vous renseigner.

Comment trouver des alternatives aux pesticides?

Du 20 au 30 mars c’est la semaine des alternatives aux pesticides ! Le saviez-vous ? La France consomme en moyenne 62000 tonnes de pesticides par an. En effet, ces derniers sont très utilisés dans les parcs, les jardins, dans l’agriculture et même à la maison pour lutter contre les organismes nuisibles tels que les insectes, les champignons. C’est l’occasion pour nous, de vous donner quelques solutions pour réduire l’impact des pesticides dans la nature.

Les alternatives en Agriculture

Optez pour la production intégrée

La production intégrée est préventive. Elle a pour but de replacer l’agronomie au cœur de l’agriculture en prenant en compte tous les éléments (Hommes-milieux-environnement) pour améliorer les techniques de production et protéger l’environnement. Elle est basée sur plusieurs leviers parmi lesquels nous pouvons citer :

  • Les moyens culturaux (effets de pratiques au champ, rotations longues, semis moins dense, plus tardif) qui visent une action préventive.
  • Les moyens génétiques disponibles (espèces et variétés tolérantes ou résistantes)
  • Les moyens de lutte comme le biocontrôle et la lutte physique (travail du sol ou désherbage mécanique par exemple).

L’agriculture biologique

Pour favoriser la biodiversité et la fertilité des sols, opter pour une production agricole respectueuse de l’environnement s’avère être l’un des meilleurs moyens. Adopter une agriculture biologique, c’est exclure tout produit chimique et OGM dans sa production. Les règles de l’AB sont clairement définies dans le règlement européen n 834/2007. Nous pouvons citer entre autres les règles suivantes :

  • Fertiliser les sols avec des matières organiques (fumiers, engrais verts, composts…) éventuellement complétée par des engrais minéraux naturels (phosphates, poudres de roche, calcium issu de marnes),
  • Les engrais chimiques solubles sont interdits,
  • La couverture du sol (protection contre le dessèchement et rétention de l’humidité).

Les alternatives pour les collectivités

Depuis janvier 2017, les collectivités n’ont plus le droit d’utiliser les pesticides de synthèse dans la gestion des espaces publics. Par ailleurs, pour une bonne gestion biologique des espaces verts, il faut un engagement collectif. Cela passe par une sensibilisation des différents partis notamment les populations, les élus et les gestionnaires. De plus, pour arriver au zéro pesticide, il est nécessaire de :

  • Pratiquer le désherbage non chimique tel que le désherbage manuel à l’aide d’une binette ou de sarcloirs ou le désherbage électrique à brosses rotatives
  • Réaménager les espaces grâce à des paillages du sol, l’augmentation de la hauteur de tontes, la réalisation d’une fauche tardive ou encore le choix d’espèces locales sauvages et adaptées à l’environnement sont autant de moyens de limiter le désherbage.

Pensez aux ruches !

Vous avez la volonté de réimplanter la nature dans votre ville. Sachez qu’installer une ruche favorise le maintien de la biodiversité locale existante, et  valorise les espaces peu ou pas utilisés. Contactez notre équipe pour plus d’informations !

Comment s’occuper de sa ruche en hiver ?

Pour s’occuper correctement de ses abeilles, l’apiculteur doit être à l’écoute de la nature, observer les floraisons ou l’évolution de ses colonies. En novembre, le froid s’installe, les abeilles se font de plus en plus rares en dehors de la ruche. La colonie d’abeilles forme généralement une boule (grappe) pour se maintenir au chaud. De ce fait, Il faut savoir prendre les bonnes décisions, les laisser vivre mais intervenir quand il le faut.

Les bons gestes d’un apiculteur en hiver

L’apiculteur ne doit pas déranger les abeilles en hiver. La reine, pendant cette période diminue considérablement sa ponte. La colonie vie ainsi  au ralenti, sa seule préoccupation étant de se nourrir afin d’avoir l’énergie nécessaire pour maintenir la température de la grappe. Le risque en les dérangeant est de casser la cohésion de celle-ci. Elles ont besoin de calme et de tranquillité dans leur environnement. En revanche, il peut leur rendre visite mais de manière très rapide pour veiller au bon état de la ruche (branches tombées, toit renversé…) en limitant au maximum les perturbations.

  • L’apiculteur peut nourrir les abeilles avec du pain de sucre (candi) car le froid peut mettre en péril la vie des abeilles par le manque de nourriture. En effet, plus l’hiver est rude, plus la grappe formée par les abeilles se contracte, leur laissant un accès réduit au stock de provisions. Donc il doit avant tout veiller à ce que les abeilles aient assez de nourriture proche du couvain.
  • De plus, il doit protéger la colonie des intempéries et des prédateurs comme les rongeurs en installant une porte à l’entrée de la ruche qui les empêche de pénétrer dans la ruche.
  • En outre, bien fixer le toit de la ruche avec une grosse pierre, une sangle permet d’éviter qu’il ne s’envole sous l’effet du vent.
  • Il doit également veiller à installer des fonds de ruche aérés pour éviter une humidité excessive (formation de moisissure) et la présence de courants d’air.
  • En dehors du rucher : il est nécessaire d’entretenir les cadres de la ruche en les nettoyant. La période hivernale étant creuse, et propice à la préparation de nouveaux cadres et du matériel pour la saison apicole suivante.
  • Enfin, penser à déclarer sa ruche entre le 1 er septembre et le 31 décembre.

Ces conseils vous ont été utiles pour comprendre l’organisation de vos ruches et vous souhaitez en savoir plus ? Vous êtes intéressé par la location de ruche ? Notre équipe est à votre disposition pour toutes informations.

Où et comment installer une ruche ?

Particulier, vous avez décidé de parrainer une ruche ? Professionnel, vous souhaitez installer une ruche dans votre entreprise ? Cette opération doit respecter un processus bien défini. Voici dans cet article toutes les informations nécessaires à la location de ruche.

Les ruches s’installent dans des environnements bien précis

L’environnement dans lequel les abeilles vont vivre est à choisir soigneusement. C’est celui-ci qui déterminera la qualité de vie des abeilles et la qualité de leur production. Les ruches naturelles sont généralement installées à plus de 2,5m du sol, orientées pour éviter les vents dominants.

L’abeille a besoin de tranquillité : la ruche doit donc être installée dans des endroits peu fréquentés. Elle doit être abritée des vents violents qui pourraient amener de la pluie. La présence du soleil dès le matin est importante l’hiver pour dégeler l’herbe autour de la ruche. Il est donc préférable de choisir des milieux secs, lumineux et calmes.  L’eau est indispensable aux abeilles : un point d’eau doit être accessible non loin du lieu d’installation.  Une ruche consomme généralement 50l d’eau par saison. Bien entendu, la ruche doit être disposée à proximité de fleurs et arbres mellifères.

Certains endroits sont néfastes pour l’implantation de ruche : les endroits humides, sombres, à proximité de cultures traitées avec des produits phytosanitaires.

Location de ruche : comment doit-elle être aménagée ?

Tout d’abord, la ruche doit être idéalement orientée de sorte à recevoir les rayons du soleil tôt le matin. Sa planche d’envol doit être tournée vers le Sud / Sud Est. Afin de permettre une bonne évacuation des déchets, la ruche doit être légèrement inclinée vers l’avant, mais rester disposée à l’horizontal pour une bonne stabilité.

Idéalement, on prévoit des supports à environ 30cm de hauteur afin d’éviter les problèmes d’humidité. Dans le cas où plusieurs ruches sont les unes à côté des autres, il vaut mieux les espacer un peu pour limiter la dérive des abeilles d’une ruche à l’autre.

Si vous souhaitez installer une ruche dans votre entreprise ou si vous êtes intéressé par la location de ruche, n’hésitez pas à prendre contact avec nous. Nous intervenons au cœur de la région Rhône-Alpes.